En cette fin d’année universitaire, ce ne sont pas que les cerveaux qui chauffent avec des agendas surchargés, c’est aussi le climat avec ses dérèglements… C’est l’occasion de nous poser la question de ce qui nous attend, et de notre rôle, dans un monde dont les conditions d’habitabilité sont clairement menacées. D’autant que les canicules ne cessent de se multiplier et que cela ne va que s’amplifier dans les années à venir, en intensité, fréquence et durée.
L’émission des gaz à effets de serre qui continuent, bien que diminuant, à être bien trop importante pour être soutenable : 9 tonnes par an et par Français en moyenne, là où il faudrait n’en produire que 2 tonnes. La faute à nos modes de vie, de transport, d’alimentation, de consommation et de production.
L’artificialisation des sols, l’extension urbaine, les matériaux de construction, la place de l’automobile… sont notamment des facteurs qui expliquent que la situation est pire en ville.
Ce sont des impacts nombreux et pluriels, principalement sur :
la santé, physique et mentale, et notamment le sommeil et le bien-être : rappelons que les canicules tuent (en Europe, 50 000 décès par an) et pas uniquement les personnes âgées ou malades.
le travail : les conditions de travail se trouvent dégradées dans de nombreux secteurs, avec une exposition accrue aux risques et avec une diminution de la productivité
les relations humaines, avec une augmentation des conflits et de la violence, comme le harcèlement de rue ou encore les violences domestiques qui augmentent de 28 % en période de canicule.
le vivant : la biodiversité, l’agriculture avec la désertification et les baisses de productions, les forêts avec les incendies, le stress hydrique avec son lot de tensions géopolitiques et de guerres…
C’est tout l’équilibre des écosystèmes qui est déstabilisé, avec des boucles de rétroactions (par exemple, en mer, l'augmentation de température diminue la capacité de l'eau à solubiliser les gaz).
Les conseils de bon sens diffusés dans les médias, par l’entourage, par l’université, etc. sont fort utiles dans l’immédiat mais il faut savoir qu’ils sont insuffisants et qu’à terme, l’adaptation individuelle ne sera pas possible.
D’autant plus que certaines solutions adaptatives aggravent le problème : la climatisation émet environ 4,4 millions de tonnes de CO2 en France (soit 1/4 de ce qu’émet le trafic aérien), sans compter les effets sur l’ozone et le transfert de la chaleur par les systèmes de climatisation à l’extérieur des bâtiments.
Nathanaël Wallenhorst indique que Paris connaîtra des vagues de chaleur à 50°C d’ici 2049 si nos sociétés ne changent pas radicalement de modèle. Et cela ne sera pas viable.
Comprendre, expliquer, transmettre, agir, s’engager, expérimenter… autant d’actes qui peuvent permettre de parvenir au point de bascule nécessaire pour transformer radicalement les manières d’être au monde pour le préserver. Faisons-le à l’échelle de l’université, de nos vies, de nos villes !
En plus des dispositifs déjà mis en place au sein de l’USN, la Mission Transition écologique est là pour réfléchir avec vous à ces problématiques.